Claude Esteban 
Translator

on Lyrikline: 6 poems translated

from: persan, allemand to: français

Original

Translation

آويخته از درخت هاي معبد بابل

persan | Alireza Behnam

سرانجام به هيات چندين هزار سالگي ام
فرود خواهم آمد
وارونه از برج هاي چغازنبيل
و چيزي در من است كه زبان را
به كنگره هاي برج پرتاب مي كند
اين روشن است كه مرا بر خواهيد كشيد
به شمايل پيري
آويخته از درخت هاي معبد بابل
آتن در من طلوع خواهد كرد     و پاريس     و پاسارگاد
و زبان هاي بيشمار
تكه پاره ام كنيد
هر تكه ام به هيات واژه دور چشم هاي شما تاب مي خورد
قهقهه در من است
و رويش زبان در آن سوي پلوتون
و گله هاي آرتميس
و طغيان واژه هاي جدا از سر
اين ها همه در من است
و من به هيات چندين هزار سالگي ام
از باكره هاي نقش بسته به ديوار معابد
تا سايه هاي جدا شده از رايانه هاي شما
پرتاب خواهم شد
و پرتاب شدگي در من است
بپرسيد
از آينده بپرسيد
به زبان مردم بابل جواب خواهم داد

© Alireza Behnam
Audio production: Ali Abdollahi, 2006

Suspendu aux arbres du temple de Babylone

français

Enfin, après des siècles et des siècles
Je me précipiterai du haut des tours de Tchara-Zambyl
Je sens que ma parole se projette sur leurs murailles
Vous me laisserez suspendu aux arbres du temple de Babylone
En moi, Athènes se lèvera, et Paris, et Pasargadès,
Et des langues innombrables
Mettez-moi en pièces
Je deviendrai nuées de mots sous vos yeux
Le fou-rire me prend, la langue surgit d’au-delà de Pluton
La meute d’Artémis, la révolte des mots décapités
Tout cela est en moi
Et moi, après des siècles et des siècles,
Loin des vestales gravées sur les murs du temple
Je serai projeté parmi les ombres qui désertent vos ordinateurs
Je porte en moi cet élan
Demandez-le
Demandez-le à l’avenir
Je vous répondrai dans la langue des habitants

traduit du perse par Media Kashigar et Claude Esteban

Wolken darüber. ich weiß nur das eine

allemand | Elke Erb

Ich gehe neben dem Rad.
Der Wagen ist höher als ich.
Er fährt eine hohe Fracht.

Dahinter die Giebel stehn
zart mit der Luft.

Sie schließen die Dächer.

So steigt es rechts von mir weiter.
Dann endet es, aber rechts vorn
ragt der Kastanienbaum.

Ein Landweg, im Dorf, eine
Dorfstraße, unsere.

Die Fuhre fährt hinaus.
Der Fuhrmann auf seinem Kutschbock?
Blickt lustig. Die Ochsen blicken wie Ochsen.

Ich blicke ernst.
Wer entgegen kommt, sieht es.

Ich bin eine Achtjährige.
Der Fuhrmann - im Alter des Fuhrmanns.
Die Ochsen sind ihr Teil Ochsen.

Neben meiner Schläfe rechts
das Trapez der hölzernen Wagenwand.

Links - nichts, der Garten; entfernt,
wo er endet, das Elternhaus.

Ich gehe mit der Fracht.
Der Fuhrmann blickt verschmitzt.
Unter dem Mützenschirm

die ewigen Lachfältchen.

Ich bleibe neben dem Rad,
als sei ich es, die ab und zu
achtsam die Zügel bewegt.

Unter den Schwingen, was ist.
Ein sachter Flug.

30.11.1997 / 23.1.1998

© 1999 E. Erb; 2000 Urs Engeler Editor, Basel, Weil am Rhein, Wien
from: Sachverstand
Basel, Weil am Rhein, Wien: Urs Engeler Editor, 2000
ISBN: 3-905591-10-3
Audio production: 1999 M. Mechner, literaturWERKstatt berlin

Nuages au-dessus, il n’y a qu’une chose que je sache

français

Je marche près de la roue.
La charrette est plus haute que moi.
Elle transporte une haute charge.

Derrière, les pignons touchent
délicatement le ciel.

Ils ferment les toits.

Ainsi, ça monte toujours à ma droite.
Puis ça s’arrête, mais devant à droite
se dresse le châtaignier.

Un chemin vicinal, au village, une
rue de village, la nôtre.

Le charroi s’en va.
Le charretier sur son siège ?
A le regard joyeux. Les bœufs ont des regards de bœufs.

J’ai le regard grave.
Qui vient à ma rencontre, le voit.

Je suis une fillette de huit ans.
Le charretier, lui – a l’âge du charretier.
Les bœufs, eux, sont des bœufs.

Près de ma tempe, à ma droite
le trapèze du montant de la charrette.

A gauche – rien, le jardin ; éloigné,
là où il s’arrête, la maison des parents.

Je marche à côté de la charge.
Le charretier a le regard espiègle.
Sous la visière de sa casquette

les plis creusés par le rire.

Je reste près de la roue,
comme si c’était moi qui, de temps à autre,
attentive, tenait les rênes.

Sous les oscillations, qu’y a-t-il.
Un vol paisible.

traduit par Claude Esteban




aussi dans: Versschmuggel / Mots de passe. Gedichte / Poèmes.

édité par literaturWERKstatt berlin

Verlag das Wunderhorn: Heidelberg 2004.



Urspüngliche Akkumulation

allemand | Elke Erb

Ameisenstaat: Unterbringung. People-Verkehr.
Unds stiefelt. Verfrachtet. Nachtdunkle, nachtleere
Arbeiterviertel. Abträglichkeit, schartig, in allem.

Augen: Mary vom Lande
weiß durch Jahrhunderte nicht,
daß sie vom Land ist.

Kein Auf-Bau, kein Über-.
Das Heimchen die Geige.

Wolke, wohin du gewolkt bist.
Ein herrlicher Maitag - mir im Gemüte.

Augen: Robin von der Plantage
ist nicht mehr Unter-, doch auch kein Einbau:
Wies so geht macht sichs.
Worte Architekturinfektion sieche Strukturelemente.
Zivilisation blank - das „Wesen des Gartens“.

Die Absicht, den Moloch zu modeln
(Problemannahme und -knete)
verloren. Disteln geköpft.

18.11.1995

© Urs Engeler Editor Basel, Weil am Rhein und Wien 1998
from: Mensch sein, nicht
Basel, Weil am Rhein, Wien: Urs Engeler Editor, 1998
ISBN: 3-905591-04-9
Audio production: 1999 M. Mechner, literaturWERKstatt berlin

Accumulation originelle

français

Etat de fourmis : logement. Trafic de people.
Et ça bottine. Embarqué. Quartiers ouvriers sombres dans la nuit,
vides dans la nuit. Désavantage, ébréché partout.

Yeux : Mary de la campagne
ne sait pas à travers les siècles
qu’elle est de la campagne.

Pas de –structure pas de super-
Le grillon le violon.

Nuage, là où tu as nuagé.
Une magnifique journée de mai – dans mon coeur.

Yeux : Robin des plantations
N’est plus un fondement ni un aménagement :
Comme ça va ça se fait.
Mots infection architecturale éléments structurels décrépis.
Civilisation à vif – « l’essence du jardin « .

Intention de modeler le moloch
(acceptation et pétrissage du problème)
perdue. Chardons guillotinés.

traduit par Claude Esteban




aussi dans: Versschmuggel / Mots de passe. Gedichte / Poèmes.

édité par literaturWERKstatt berlin

Verlag das Wunderhorn: Heidelberg 2004.



Leibhaft lesen

allemand | Elke Erb

Diese gefügten, gefügigen, Weicheres tragenden
Knochen: lesen.

In Zeilen zerlegter und aufgelegter
Gebinde Aufsammlung ab.

Diese in Bündel gerafften Fasern: entziffern Deute,
eräugen zu eigen.

Diese zehn Zehen im Gehen und Stehen: lesen, laß, daß sie
nachher verwesen.

25.3.1999

© 1999 E. Erb; 2000 Urs Engeler Editor, Basel, Weil am Rhein, Wien
from: Sachverstand
Basel, Weil am Rhein, Wien : Urs Engeler Editor, 2000
ISBN: 3-905591-10-3
Audio production: 1999 M. Mechner, literaturWERKstatt berlin

Lire en chair et en os

français

Ces os assemblés, dociles, supportant le plus tendre :
lire.

Dans des faisceaux décomposés et déposés,
recueil aboli.

Ces fibres rassemblées en botte : déchiffrer,
examiner en soi.

Ces dix orteils en marche et au repos : lire, laisse les
alors se décomposer.

traduit par Claude Esteban




aussi dans: Versschmuggel / Mots de passe. Gedichte / Poèmes.

édité par literaturWERKstatt berlin

Verlag das Wunderhorn: Heidelberg 2004.



In zwanzig Jahren

allemand | Elke Erb

werde ich altgeworden sein, oder? Nämlich gebrechlich,
geschwächt, habe mehr als gelegentlich dann,
ja gewiß gleichermaßen systematisch

Ausfälle des Gedächtnisses, des Wahrnehmens.
Und die Löcher, wie Mottenfraß,

werden aber andererseits
Gewebeverdickungen sein - Löcher nur meinerseits -
unauflösliche, undurchdringliche
Knoten. Dazwischen ich.

Seit ich denken kann, ein Geschrei jedesmal,
wenn ich durchkomme irgendwo - von irgendwo nach
(unvermutet) irgendwo.

Werde dies Durchkommen zeitlebens als Text
aufgesetzt, gewebt haben, plusquamperfekt.

Also doch dauerhaft dann,
jedes Mal, schärfer, rascher als jetzt & zeitlebens
wahrnehmen, was bleibt, verdickt, während ich
abnehme.

Abnehme, zunehmend stocke, stutze, stehe und
Schluß. Kehre ich um, wie vor verschlossenen Türen?

Schließlich weg sein,
als Kürzel mich überholender Perspektiven

einst in die Welt gesetzt, unvollendeter Vergangenheit.
Heerzugsmut, schicksalsergebener.

Es sei ausdrücklich wieselflink,
wie unterwegs das Bachwasser blink.

Werde nicht hören, was man
Unbekömmliches sagt. Reine Materie, still doch.

Sinnlöcher, Seinsknubbel, unverschluckbar
(unerreichbare Gegenteil-Häppchen). - Taugen,
miteinander verbunden, als Käfig

(oder nur die Verbindungen, knotenlos), - und drin,
in die Ecke geduckt, das verschüchterte Huhn

(flatternd, wenn jemand kommt, mit den gestutzten
Flügeln.

Wie gehetzt.)
Wie verschreckt.

Die Blicke der Greisin sind klein und huschen,
habe ich öfter gesehen. So geistert sie,

entgeistert,
nicht mehr das Rebhuhn der Steppen zu sein.
Ça ira.

17.10.1995

© Urs Engeler Editor Basel, Weil am Rhein und Wien 1998
from: Mensch sein, nicht
Basel, Weil am Rhein und Wien: Urs Engeler Editor, 1998
ISBN: 3-905591-04-9
Audio production: 1999 M. Mechner, literaturWERKstatt berlin

Dans vingt ans

français

je serai bien vieille ou quoi ? C’est-à-dire fragile,
faible, j’aurai alors bien sûr et plus qu’occasionnellement
et tout aussi systématiquement

des blancs dans la mémoire, la perception.
Et les trous comme mangés par les mites

Seront d’un côté
des tissus qui s’épaississent – rien que des trous pour moi –
indissolubles, impénétrables
nodosités. Et moi au milieu.

Depuis que je pense, un hurlement chaque fois
Quand je parviendrai quelque part – de quelque part vers
(un imprévisible) quelque part.

Aurai, au cours de ma vie, composé, tissé
tout cela comme un texte au plus que parfait.

Alors plus durablement encore
Chaque fois de manière plus aiguë, plus vive que maintenant & ma vie durant
percevoir ce qui reste, épaissi, tandis que je
me recroqueville.

Recroqueville-toi, ralentis davantage, hésite, arrête et
plus rien. Est-ce que je me retourne, comme devant des portes closes ?

Ne plus être enfin
comme un abrégé de perspectives qui me rattrapent

mise hier au monde, passé inachevé.
Vertu guerrière, livrée à son destin.

Elle serait tout vive comme une belette,
comme scintille l’eau du ruisseau.

N’écouterai pas ce qui se dit
d’insanités. Pure matière, apaisée pourtant.

Vides de sens, petite boule d’être, impossible à avaler
(bouchées inverses inaccessibles). – Agissent,
liés ensemble, comme une cage.

(ou simplement les liens sans nœuds) – et dedans,
tapie dans un coin, la poule effarouchée

(s’agitant lorsqu’on vient, les ailes
rognées.

Comme pourchassée.)
Comme effrayée.

Les regards de la vieille sont brefs et fuyants,
je l’ai vue bien souvent. Elle rôde,

stupéfaite
de n’être plus la perdrix des steppes.
Ça ira.

traduit par Claude Esteban




aussi dans: Versschmuggel / Mots de passe. Gedichte / Poèmes.

édité par literaturWERKstatt berlin

Verlag das Wunderhorn: Heidelberg 2004.



Golem

allemand | Elke Erb

Es war recht angenehm, weil es gelang.

Gelang, gelang. Ich arbeite mit Wohlwollen.
Und Widerwillen, weil es Mühe ist,
und Mühe leidig ist. Und leidig -
unerträglich. Also Wohlwollen.

Das ist ein zarter Gang. Man beißt sich durch.
Die vielen Steine lassen dich nicht graben.
Man bleibt im Wohlwollen bis in die Narretei.
Wechselt die Seiten, die die Muskeln zerren.

Die unberufene Arbeitskraft beweist sich
eine fragliche Potenz mit einer Leistung gern,
die nicht gefragt war.

Wie, beispielsweise, blas ich auf dem Kamm?
So trefflich, wie ich doch mit deren Tasse
auf deren Untertasse treffe.

Es war im Nachhinein recht angenehm.
Was vorher war, verwischt. Ich lief, kam gut gelingend
durch die angenehmen Schluchten
im Keller, gut entlang die wohligen,
rundlichen Buchten.

Schon das - den Keller angenehm zu finden.
Nicht gries, nicht gram, nicht kümmerlich,
behalterisch, wie Keller sonst.

Es waren wohl die Proportionen. Noch die Flucht
gelang. Konnte gut lang laufen

und entkommen, bis dann doch
schrankgroß, doch schönen Fleischs, Leib ungetüm
rechts links er durch eine dieser Buchtentüren

durchkam im hintern Drittel hinter mir.
Ich floh beschwingt und schlank,

gelenkig vor dem drohenden Quader.
Doch als er nah war,.

drehte mich die aufgereizte Kampfkraft
um zu ihm, zu einem jähen Dreieck

mit ihm. spreizte ich die beiden Schwurfinger
im harten Winkel, stieß,

nach vorn gedreht auf zähen Zehen,
ihm die Zinken in die Augen, treffend
zwischen Stirn und Nasenbein

im dunklen viereckigen Ausschnitt dieses Kellergangs,
der bald mit uns verlöschen würde,

nachdem dem ohnehin so ausgefallenen Bildereignis
die Unglaublichkeit noch etwas nachhing
so, daß eins der Augen,

nicht zerstochen, ausgerutscht heraushing
unter der Hand an einem dünnen Faden,
Faden dünn und klebrig, und ein Chaos

in mir entstand, die Panik, Hast, als könne er
sehen mit dem, weil es nicht aus war wie das rechte
Auge, luftig baumelte, wie soll ich stechen, -

als sollte es dem guten Sieg und Angriff meiner Finger
abgehn, ihrem Sieg-Vau, an den Faden

ratlos streift der Zeigefinger. Krümmen ihn
in Richtung Daumenkuppe und es zwischen ihnen
quetschen - nach dem gerad noch edlen Kampf,
als sei es eine Nisse

nun, in welchen Zeiten? Obendrein der Rüffel,
weil ich begriffsstutzig nicht weiß

germäß dem Sachverhalt, ob es noch sieht,
und auch nicht wissen will, und schließlich:
Wie gefährlich ist der Blinde?

4.8.1996

© Urs Engeler Editor Basel, Weil am Rhein und Wien 1998
from: Mensch sein, nicht!
Basel, Weil am Rhein und Wien: Urs Engeler Editor, 1998
ISBN: 3-905591-04-9
Audio production: 1999 M. Mechner, literaturWERKstatt berlin

Golem

français

C’était bien agréable, parce que j’y arrivais.

J’y arrivais, j’y arrivais. Le travail me fait plaisir
et me déplaît parce qu’il est effort
et que l’effort est désagréable et que le désagrément
est intolérable. Donc il me fait plaisir.

C’est un cheminement délicat. On s’en sort de haute lutte.
Tant de pierres t’empêchent de creuser.
On reste dans le plaisir jusqu’à la folie.
Les muscles sont froissés, on change de côté.

Le travail sans résultat s’avère
une puissance douteuse avec un résultat
qu’on n’a pas réclamé.

Comment faire par exemple pour
souffler dans un peigne
aussi justement qu’on pose la tasse sur la soucoupe adéquate.

C’était bien agréable somme toute.
Ce qui précédait, effacé. Je courais,
traversais sans encombre
les plaisants dédales de la cave
bordée de creux accueillants.

Trouver la cave agréable, c’est déjà ça.
Pas sordide, pas sinistre, pas plaintive
ni possessive comme toutes les caves.

A cause des proportions, peut-être. J’ai même
réussi à fuir. J’ai pu courir longtemps

et m’échapper, mais voilà que
large comme une armoire, mais tout en chair, corps monstrueux
à travers une de ces portes qui ouvrent sur les creux

il ne se dresse au fond à droite ou à gauche derrière moi.
Je m’élançais, légère, alerte,

souple devant la masse menaçante.
Pourtant, lorsqu’il s’approcha,

ma fureur combative m’a retournée
vers lui, en un brusque triangle

sur lui. J’écartai l’index et le majeur
à l’équerre et, penchée en avant

dressée sur mes orteils, je lui plongeai
mes ongles dans les yeux ; juste
entre le front et l’arête du nez

dans le cadre obscur de ce couloir de cave
qui bientôt s’évanouirait avec nous.

Alors que s’attardait quelque invraisemblance
de cette scène pour le moins insolite
- qu’un œil, donc,

sorti de son orbite, mais pas crevé, pendait
sous mes doigts à un mince filament,
filament mince et visqueux – je fus prise

de terreur, panique, précipitation, comme s’il pouvait
voir de son œil indemne avec l’autre
qui pendait au dehors – comment faire pour le crever -

comme s’il allait échapper à la juste victoire
à l’assaut de mes doigts, au V de leur victoire,

désemparé, mon index glisse le long du filament, l’incurve
vers le pouce pour broyer l’œil entre les deux doigts
- alors que le combat avait été si noble –
- comme s’il n’était qu’un pou.

Mais alors en quel temps ? De plus, la réprimande
parce que je ne sais, moi trop lente

d’esprit si, en vertu des faits, il voit encore ;
du reste je ne veux rien en savoir. Après tout :
Quel danger représente-t-il, l’aveugle ?

traduit par Claude Esteban




aussi dans: Versschmuggel / Mots de passe. Gedichte / Poèmes.

édité par literaturWERKstatt berlin

Verlag das Wunderhorn: Heidelberg 2004.