[Grille de nuit. Silhouette...]

Grille de nuit. Silhouette. Disparition totale : le globe s’est fendu. Carnaval les barreaux quelque chose se rompt : La discussion, n’est plus la même. Le mental fait défaut. Bloc d’os, soleil vieux sècheresse. Nous on ne savait pas, personne ne savait. Précipitation, excessive rongée, les chiffres arpentent l’œil, défaire les formes induites. Fouiller jusqu’à épuisement. Le verbe en creux. Les bouleversements. Les grandes lignes lapidées. La sonnerie, le hurlement. Nous, on ne savait pas, non, de nous nul ne savait. Empreinte de l’ombre, marque sel magnétique. Suffoque la matière. Perdu descente face à face. D’autres questions seront posées. Moment désastre et la vision se perd. Claque. Le hall se vide. Le temps quitte le hall. La porte tourne. Jamais fermée. Personne. Non, personne n’aurait pu savoir. On n’a jamais rien su de personne, on pouvait pas savoir. La tête se coupe. Pagaille. Le sourire aussi c’est pagaille. Le dément coupable. Folie a un doute. Mais comment ? Comment alors nous quoi savoir ? Ordonnance froissée, carapace altérée, courage psychiatrique. Effondrement la lame. La pierre avale l’océan. La lame exulte un cri guerrier. Noyade sans mesure. Le signal : corrosif. Nous on ne savait pas, on n’a jamais rien su de nous. Sabot sur tranche, horizontal. Le cri. Le cri. Le cri donne trois fois le poids. Ajustement des positions, pondérabilité excise, Machinique se meurt, fluidification impossible. Détonation mourir. Le trouble un peu, mais ne rien dire. La lune n’a jamais menti, les cartes sont toujours à battre. Comment que nous on aurait pu ? Comment savoir, on n’a rien su, non non personne ne savait, personne n’a jamais rien su, on ne sait rien : des évidences.

© Édith Azam
Producción de Audio: Literaturwerkstatt Berlin 2011

[Nachtraster. Schemen. Verschwinden...]

Nachtraster. Schemen. Verschwinden. Der Globus gespalten. Die Diskussion ist nicht mehr dieselbe. Es fehlt das Mentale. Knochenblock, Sonne, schon alt, das Getrocknete. Wußten wir nicht, niemand wußte.Hast, bereits abgenutzt, angenagt, alle Parameter eilen durchs Auge. Eigene Vorstellungen wieder auflösen. Auflösen bis zur Erschöpfung. Das Wort ist ein Hohlraum. Die Umschichtungen. Die Leitgedanken gesteinigt. Geläute, Geheul. Wußten wir nicht, nein, wir wußten nicht.Schattenrest, magnetisiertes Salz. Beklommenheit der Materie. Verlorener Gang in die Tiefe von einem Gesicht zum andern. Andere Fragen werden gestellt.  Ein fataler Moment und jede Sicht schwindet. Klapp. Die Halle: leert sich. Die Zeit: entfernt sich. Die Tür: dreht sich. Niemals geschlossen. Niemand. Nein, niemand hätte wissen können. Man hat nie gewußt, von niemandem, konnte nicht wissen.Der Kopf köpft sich. Unordnung. Auch das Lächeln ein einziges Durcheinander. Der Schwachsinnige ist schuld. Zweifelndes Irresein. Doch wie? Wie was wissen?Zerknittertes Arztrezept, ein entstellter Kokon, psychiatrischer Mut. Klingenkollaps. Stein schluckt See. Fanfaren frohlocken auf Messers Schneide. Ertrunken sein ohne Maß. Das Kriegssignal: ätzt. Wir wußten nicht, man hat nie etwas von uns gewußt.Der Schrei. Der Schrei. Der Schrei ergibt dreimal weiter. Zu Tode kommen durch Detonation. Verwirrung, bißchen, aber bloß ruhig. Wie denn wohl hätten wir können? Wie soll man wissen, man hat nichts gewußt, niemand wußte jemals. Nein, es hat niemand etwas gewußt. Niemals. Man weiß nichts: Selbstverständlichkeiten.

Deutsche Fassung von Marion Poschmann.
Die Übersetzung entstand im Rahmen des Übersetzungsworkshops Versschmuggel des Poesiefestivals Berlin 2011