Georges Castera
Vous pouvez lire ce poéme dans les traductions suivantes:
Der Brief unter der Zunge (Allemand)
La lettre sous la langue
Je t’écris pour te dire que je vis à fleur d’encre dans une ville de béton armé On tire lamentablement dans ma rue Dire et déjà trop dire le bonheur sous chloroforme Qui habitera avec nous cet espace mensonger l’incertitude de ce pays aphone à force de faire des promesses à des bonheurs sans complices à des rêves de plein jour et de plain-pied ? Déjà l’ellipse ma main coupée en deux Il faut trancher Je suis un homme qui du rebord piégé de la lune et du rebond de la lettre et du piège de l’esprit appelle la folie devant la mer en ruine et puisqu’il te faut un récit court celui des fous derrière la porte des lapsus ou des masques allumés qui font un bruit de poulie dans les os je t’écris pour t’apprendre que j’ai longtemps parlé avec les poings serrés pour ne pas crier avec l’horizon qui fait naufrage.



