Louise Dupré
[tu rêves encore]
tu rêves encore les étés moites et l’instinct des orchidées qui offrent leur beau velours même si elles faneront à une boutonnière durant la dernière danse heureusement il y a les fleurs il y a des orchestres capables de jouer pendant que les navires coulent dans la mer ce n’est pas le courage mais une peur sans merci qui aiguise les archets des nerfs on répète de vieux gestes comme si la répétition pouvait rendre supportable ce duel d’avance perdu



