Louise Dupré
[il suffit de si peu...]
il suffit de si peu pour raviver le corps frémir sous la caresse d’une voix ou d’une ville fiévreuse, avancer plus vite que l’ivresse d’anciennes colères gratter le noir encore luisant à l’ongle ou écrire écrire, ce verbe maigre qui ramène l’infini à la hauteur des mains mais un poème ne te sauvera jamais de tous les livres inutiles



